Femmes à la rescousse
Les entreprises japonaises qui traversent une période de turbulences semblent avoir trouvé une nouvelle recette contre leurs déboires : nommer à leut tête une femme, dans l'espoir de renverser radicalement leurs habitudes, leur stratégie et surtout leur façon de penser.
Après le recrutement de patrons étrangers, ce début de féminisation de la profession de PDG fait figure de révolution dans un pays où les postes de direction sont, plus de 9 fois sur 10, occupés par des hommes.
La chaîne de supermarchés Daiei, actuellement en redressement, a créé la surprise le 30 mars en nommant à sa tête une femme, Fumiko Hayashi, 58 ans.
Cette décision a été prise dans l'espoir d'attirer le chaland, en partant de l'hypothèse que la clientèle des supermarchés étant majoritairement féminine, une femme serait mieux à même qu'un homme de savoir comment la séduire.
Le 8 avril, c'était au tour du groupe d'électronique et d'électroménager Sanyo de faire l'ouverture des journaux télévisés avec un titre : "Le choc Sanyo".
Le groupe venait de nommer à sa tête une ancienne journaliste, Tomoyo Nonaka, 50 ans, qui faisait déjà partie du conseil d'administration.
Outre leur brillant passé professionnel, ces deux femmes ont aussi été choisies simplement parce qu'elles ne sont pas des hommes, avouent sans hésiter ceux qui les ont nommées.