Mais le mort vivait encore
Un Argentin était emprisonné depuis 1an 1/2 dans une prison de Tucuman. La raison : un meurtre.
Ruben Dario "Santiagueno" Ovejero fut interpellé fin 2003, quelques semaines après la découverte du cadavre d'un inconnu tué à coups de couteau.
Un enfant de 12 ans, auquel on avait présenté le portrait de la victime, avait assuré que celle-ci s'appelait Pedro "Ojota" Roldan.
Poursuivant leur enquête, les policiers découvrirent que "Ojota" était en conflit avec plusieurs de ses voisins, dont M.Ovejo.
Celui-ci fut interpellé séance tenante. Et encabanné.
Mais tout n'est pas si simple. Un dérangeant paradoxe est apparu quand la soeur de M.Ovejo fut réveillée par les cris de sa fille :"Maman, c'est le fantôme d'Ojota !".
"Mais ce n'était pas un fantôme : c'était ce soûlard de Roldan, qui était bien vivant. Quand je l'ai vu, j'ai cru mourir. Mais après, je l'ai attrappé par les oreilles et je l'ai enfermé dans ma maison", a-t-elle raconté au journal local.
Embarrassé le médiateur provincial, Jorge Montero, a assuré n'avoir jamais été saisi d'un cas pareil :"Evidemment, l'instruction menée par la police, qui n'a jamais vérifié qui était la victime, a été très mauvaise. Mais ce garçon innocent a passé un an et demi en prison et personne ne va lui restituer le temps perdu".
On ne vous le fait pas dire...