Poème de Aude Wie sur l'enfance Handicapée

Publié le par Mayounette

Je discutais des enfants handicapés sur le forum de Over-blog.

Et Aude Wie a écrit un poème pour sa fille.

Je le trouve superbe et j'aimerais vous le faire partager.

Le voici :

 

VIE PARENTHESE(à ma fille )

 

Un apres midi se passe comme un philodindron

il s'enroule à ma pensée conmme s'il avait peur

de crever.Je m'enguirlande de ses feuiles de plomb

pour cacher mes rêves et eviter qu'ils ne pleurent

comme le philodindron squatteur de mon esprit.

 

Des questions sont posées : faut repondre, ou se recroqueviller?

L'esprit se calme et murmure des chose fleuries

des choses à faire , a etaler ou plutôt a deviner.

 

DEmain l"enfant regardera encor les rais de lumière

par la fenètre vorace qui aspire un air maladif

les temps d'espoirs continuentà faire les fiers

sur des membres prisonniers d'un corps chetif.

 

Mais le Sourire est la qui efface toutes les misères

d'un monde en ebulition, qui fait fi des enfants

debout ou non.Alors le philodindron se dresse fier

devant ses Sourires plains de promesses et dents

jusqu'aux oreilles de contentement de joies simples

qui ne dépassent pas la taille d'un lit depandant

d'un corps sans surssaut un corps d'ange au humbles

besoins : vivre et sourire à tout les temps

sur toutes les musiques du monde qui allument

des étincelles de joies ténues dans ses yeux trop grand

pour un monde si rétrecit qu'ils partent en brumes

souvent devant l'impuissance des efforts fournis

avec une rage incommenssurable et si tendue vers

un monde qui ne lui a jamais appartenu, qui fuit

comme les jours qui s'enroulent tous pareils sur l'air

de musiques et de gestes accompagnant grotesques,

avec la deception qui arrive appres des efforts sans fruits.

 

Toute à l'heure peut-ètre le lit grandira et se mettra en fresque

debout,pour une illusion de parraître ...verticalisation, appui

sur des muscles innexistants qui n'ont jamais voulu

ecouter la chansson de la vie, le simple vie , la sienne

chevillée a ce corps vide d'expression, mais dont la tête goulu

aux grands yeux si expressifs à la parole acquise a peine

si grande formule des voeux à faire pleurer les pierres

mon philo est dans un état d'impuissance à hurler,

il ravale sa peine imense et sourit à jeter les pleurs etles pierres

pour une ballade à roulettesle long des bord de mer ecrasés

des embrums d'un jour ou le lit n'est plus present,

pour des glaces en cornets tombants sur un papier gauffré

temps de joie ou il faut eviter les regards insistants

et reprobateurs des hommes debout , dans un monde debout

mais qui demain peut-ètre seront ici même à cette place

prisonniers de leur corps eux aussi par les hazards si flous

de la vie.

 

L'enfant rie et sourit des vagues qui ressassent

des voyages interdits, et tant de choses encor, sa gaité

epanoui un philodindron un peu las mais heureux;

quand le ciel sera rouge du sang des innocents sacrifiés

il sera alors temps de regagner la chambre au lit bleu.

 

L"amour à effacer la souffrance, les rires la peine, car si purs

il est 22h et la nuit à fermé les yeux plein d'images jolies

dans une tête blonde protégee par des mots en mumures...

 

et mon philodindron s'en donne a coeur joie ; journée réussie!!

 

 à ma vie AUDE WIE

 

Je remercie infiniment Aude Wie qui m'a autorisée à mettre son magnifique poème sur mon blog.

Merci Aude Wie et courage pour ta fille :)


 

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Publié dans mes zamis

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