Face à l'homophobie
Des homosexuels sont morts sous les coups des dernières années en France parce qu'ils étaient homosexuels, d'autres ont enduré des discriminations : pour leur venir en aide, un réseau national vient d'être créé par une quinzaine d'associations.
L'idée de ce reseau est née en janvier 2004 après l'agression, très violente, d'un homosexuel de 35 ans à Noeux-les-Mines (Pas-de-Calais).
Sébastien Nouchet avait été martyrisé dans son jardin par plusieurs individus qui avaient crié "tu vas crever, sale pédé", avant de l'asperger d'essence et de mettre le feu. Il fut brûlé au 3ème degré.
Son avocat, Maître Jean-Bernard Geoffroy du barreau de Béthune, préside le Réseau d'assistance aux victimes d'agressions et de discriminations (Ravad) en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre.
En 2002, François Chenu était battu à mort par 3 skinheads, dans un parcs de Reims.
En 2004, à Marseille, David Gros, 26 ans, était frappé à coups de casque de moto et de barre de fer par une bande de jeunes qui criaient :"Pas de pédé chez nous!".
Après cette agression à Marseille, un Collectif contre l'homophobie basé à Montpellier avait pris l'initiative d'imprimer un appel à témoins :"Nous avions eu une vingtaine d'appels utiles à l'enquête", rappelle Hussein Bourgi, Montpelliérain, vice-président du Ravad.
Hussein Bourgi cite le cas d'un élève de Perpignan, frappé et systématiquement traité de "tarlouze" depuis 2 ans dans son lycée.
Il évoque les humiliations endurées par une factrice de l'Hérault, dont un collègue avait appris qu'elle vivait avec une femme.
Midi Libre - 17 mai 2005