Tatoué si papa le veut bien
Les adolescents madrilènes adeptes du tatouage ou du piercing devront désormais obtenir l'aval préalable de leurs parents avant de confier leur corps à un homme (ou une femme) de l'art chargé (e) à des fins de travaux d'embellissement.
Cela est désormais obligatoire : un décret de la Communauté automnome de Madrid est entré en vigueur samedi pour entériner cette décision.
Les Madrilènes de moins de 18 ans devront présenter aux boutiques spécialisées un consentement écrit signé de leurs parents s'ils veulent se faire graver un aigle sur l'avant-bras ou poser un anneau dans le creux du nombril.
La Communauté autonome de Madrid a également interdit la pratique ambulante du piercing et du tatouage, très en vogue en Espagne.
Elle a imposé une batterie de règlements qui fixent de strictes mesures d'hygième et des stages de formation obligatoires.
L'Espagne était plus connue jusqu'alors pour une permissivité frôlant le laisser-aller que pour la rigueur de sa lecture des règlements.
C'est dire que si la Communauté autonome madrilène a ainsi décidé de remettre de l'ordre dans sa région, c'est qu'il devait y avoir des abus.
Il reste quand même à vérifier l'efficacité d'un tel décret.
En attendant, le petit devra montrer un mot de papa et maman l'autorisant à se faire triturer le corps.