Entre Brésil et Argentine, le grand spectacle des cataractes d'Iguaçu.

Publié le par Mayounette Mayounette

Entre Brésil et Argentine, le grand spectacle des cataractes d'Iguaçu.

Carte de visite :

La France célèbre actuellement l'année du Brésil. L'occasion d'en découvrir une de ses splendeurs. Parmi les grandes cascades du monde, celles d'Iguaçu sont dépassées d'une dizaine de mètres en hauteur par les chutes Victoria (105m), sur le Zambèze, mais battent à plate couture celles du Niagara (52m).

Après un cours de 1 320 km, la rivière Iguaçu rejoint, peu après les chutes, le Parana, grand fleuve d'Amérique du sud (4 200 km) lequel se jette dans l'Atlantique au Rio de la Plata, l'estuaire qui baigne Buenos Aires, la capitale argentine.

 

Coup de coeur :

Les ruines de San Ignacio Mini ne sont sans doute pas les plus importantes des missions jésuites du Paraguay, mais les plus accessibles, en 2h de car au sud de la ville argentine de Puerto Iguazu.

Le site, émouvant, est en cours de restauration. Mais décoiffantes sont l'ambiance et la cohue de la ville frontière paraguayenne de Ciudad del Oeste, en face de Foz de Iguaçu, version tropicale de la Junquera ou le Pas de la Case, marché grouillant de gadgets et d'électronique bon marché ... Mais gare aux pickpockets.

 

Guide :

Outre votre guide préféré, prévoir d'acheter, dès l'arrivée au Brésil, l'irremplaçable Quatro Rodas (les Quatre Routes, 35 reais), qui recense tous les sites, agglomérations, hôtels et restaurants de ce pays-continent.

Vendu partout, avec la seule carte routière fiable du Brésil, il n'existe qu'en portugais, mais l'obstacle de la langue reste surmontable.

 

 

Océan de verdure et eaux rugissantes.

 

"Mon pauvre Niagara", s'exclamait, avant-guerre, l'épouse du président Roosevelt devant les cataractes d'Iguaçu.

De cette époque reste, côté brésilien, le charmant hôtel Das Cataratas, un palace de style néo baroque, meringue rose qui fait face à son rival argentin, loin sur l'autre rive, de style anglo-normand celui là.

Les chutes d'Iguaçu (Iguazu en espagnol), en plein coeur de l'Amérique du sud, sont reconnues comme l'un des plus beaux sites du monde.

Un des lieux pivot de la planète, à la frontière des trois mondes que sont le sous-continent du Brésil métissé, l'Argentine, fille de l'Europe, et l'Amérindien Paraguay.

 

 

 

Le premier qui resta stupéfait fut, en 1541, le conquistador espagnol Alvas Nunez Cabeza de Vaca, fraîchement nommé gouverneur du Rio de la Plata.

Parti du Pérou et arrivant du nord, il se trouva au pied de ces 200 chutes, qui jettent de 90 m de haut des masses d'eaux mugissantes sur un front de 3 km.

Puis le site retomba dans l'oubli jusqu'en 1872, lorsque le Brésil et l'Argentine tracèrent leur frontière commune au milieu du fleuve, se partageant un décor digne de la naissance du monde. Au pied de cet immense déferlement des eaux, au milieu d'une forêt tropicale quasi virginale et surgie d'on ne sait où, on peut penser que le Paradis n'est plus très loin.

C'est d'ailleurs ce qu'ont pensé, au XVIIe siècle, les missionnaires jésuites, trouvant là des populations indiennes intelligentes et pacifiques.

Durant plus d'un siècle, ils crurent pouvoir bâtir avec eux un monde idéal.

Ce paradis terrestre fut fracassé par les convoitises territoriales rivales des colonisateurs portugais et espagnols.

La région, dans l'actuel état brésilien du Parana, est un très vieux plateau volcanique.

L'altitude lui donne un climat tempéré, et un sol fertile, la richesse.

Et puis, c'est la rupture vers le bassin intérieur des fleuves Parana et Paraguay.

En bas des chutes, le climat est tropical, chaud et humide.

Bouche bée, l'auteur de ces lignes, le fut en 1971, lorsqu'arrivant de São Paulo, après une nuit de car, il plongeait aux chutes d'Iguazu dans une forêt primaire, humide et sempervirente.

On pénétrait alors librement dans cet îlot d'Amazonie ressurgit là, à des milliers de km de l'équateur.

Aujourd'hui, les deux rives sont trop aménagées, avec leurs inévitables pavillons d'accueil-écomusée-billeterie et souvenirs.

Côté brésilien, un car à impériale mène aux chutes.

Côté argentin, il faut attendre un petit train touristique, et les emplois-jeunes locaux houspillent l'indocile qui prétend sortir du sentier ...

Mais les passerelles en bois (Brésil) ou en caillebotis métallique (Argentine) n'ont pas trop dénaturé le site.

Le rugissement des flots est omniprésent.

Côté brésilien, le site est écrasant, majestueux.

Côté argentin, c'est le jardin d'Eden, et l'on se croirait revenu à la création du monde.

 

Les cheminements circulent sous, contre et dans des dizaines de cascades, l'eau est partout, on est trempé mais le lieu est magnifique !

Il faudrait pouvoir consacrer au moins une journée à chaque rive, pour s'imprégner de sa beauté.

Midi Libre 17 mars 2005 - Olivier Forichon

 

PRATIQUE

Quels papiers ?

En Amérique du sud, un passeport en cours de validité suffit, sans visa pour les séjours inférieurs à trois mois.

Comment y aller ?

Les "vols secs" existent ( Air France, Varig) entre Paris et São Paulo, à partir de 530€ AR, + 200€ de taxes d'aéroport.

Midi Libre voyages propose des circuits de découvertes du Brésil (Rio, Bahia, São Paulo, Foz de Iguaçu, etc) en 10 jours, ( 1750€) ou 15 jours (2490€) au départ de Paris, arrivée à Rio-de-Janeiro.

Les chutes peuvent se visiter depuis l'Argentine, mais en supplément.

Midi Libre Voyages propose un tour d'Argentine de 12 jours au départ de Paris pour 2 496€, avec une extension "trois jours, deux nuits" pour Iguazu pour 420€.

A quel prix ?

Les globe-trotters doivent compter 14h de car (très confortable) entre São Paulo et Foz de Iguaçu.

Les billets se prennent à l'embarquement aux grandes gares routières de São Paulo, avec des départs fréquents dans la journée.

Le prix d'entrée aux chutes est de 12 pesos (environ 4€) côté argentin, et de 19,50 reais (6,50€) côté brésilien.

Comment payer ?

le real brésilien vaut environ un tiers d'euro.

En Argentine, le peso vaut un peu moins que le real soit un peu plus de 3 pesos pour un euro.

Le guarani paraguayen est lui, arrimé au dollar.

L'euro est bien accepté.

 

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Commenter cet article
M
1°> ton avis ne m'intéresse pas du tout.<br /> 2°> je me fiche complètement de savoir qui tu es<br /> 3°> tu dois être une couille molle pour ne pas signer
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S
c'est de la merde ton article. Au fait est-ce que tu es bonne????<br /> bisous arriveras tu à me demasquer!!!!!<br /> ahhhhhhhhhhhhh<br /> Tu sais que j'ai toujours voulu te faire l'amour<br />
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M
quand j'ai vu les photos, je me suis imaginée partir la-bas ... c superbe et je ne connaissais pas du tt !!! c dommage que cela devienne touristique :( on devrait preserver le peu qui reste de zones vierges.
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U
<br /> ca donne vrément envie d'y aller à bas ?!!!! à qund le charter pour un voyage dans le coin ???<br /> <br /> mouaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa toi
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